"The first condition of understanding a foreign country is to smell it."

- Rudyard Kipling

Monday, June 7, 2010

Seul en hindustan

Si je ne me trompe pas, il y a un bon moment que je vous ai donne des nouvelles. Rassurez-vous, tout va bien. Moi et Francois avons finalement reussi a sortir du Kashmir et du Ladakh, region que j'ai rebaptise le Far North, vu l etat des routes qui sillonent la region. 700 kilometres = 30 heures de Jeep, ca vous donne une idee. Apres avoir risque ma vie (encore et toujours) sur les routes indiennes, nous sommes donc finalement arrives a Amritsar, apres une nuit dans l horrible ville frontiere de Jammu (magasins de gun, hotels glauques et bar louches a volonte...) Au programme: visite au guichet automatique la nuit avec le gars fou de l hotel comme escorte. Que de plaisirs....

Amrtisar, ou comment redecouvrir les plaisirs des villes saintes. T'es pres du temple ? Oublie l alcool, eteint ta clope et pour l amour du ciel cache-moi cette cotelette d agneau ! Mais si tu veux un Coke, pas de probleme, car bien entendu, tout le monde sait que la viande, c est impur, mais que le Coke, c est pur ! Je me suis dit que mon background judeo-chretien m empechait totalement de comprendre les notions de purete et d impurte propre au religions qui animent l Inde. Amritsar, c est donc le sikkisme a son plus fort. Malgre ses interdits, la ville reussit a nous charmer avec son Temple d Or, decidemment l un des plus beaux sites religieux que j ai visite, surtout la nuit. Les enfants sikhs ont decide de devenir mon ami pendant que Francois prenait 165 photos du temple pour etre certain d en avoir un bonne.

Ah ! Les 165 photos par jour de Francois, chose que l on se rappelle avec nostalgie dorenavant, car il est parti dans le stan islamique voisin, l ami. Plus personne pour chercher des shop d alcool dans toute la ville, plus personne pour me dire que je lis pas vite, plus personne pour chialer amerement contre le religion, plus personne avec qui me goinfrez. Mes amis, c est bien la fin des Mighty Canadians, ainsi que du International Gourmet Team. Apres avoir vecu une autre de ces journees paisibles qui caracterisent notre voyage depuis le debut, comprenant notamment une tempete de sable suivie d un orage electrique a l frontiere indo-pakistanaise ou une homme est mort ecrase sous un arbre, Francois est donc parti pour le Pakistan. Quant a moi, je continue ma route en hindustan, fermement attache a mon idee de l ocean. Je suis donc a Jaipur, ville centrale du Rajasthan qui me plait bien, malgre l horreur quelle suscite chez les autre voyageurs de mon hotel. Hier soir, Evo et Eugeny, un turc et un russe israelien bases a Londre me racontaient d effectivement leur horreur des rabatteurs autour d un bouteille de Johnny Walker. Moi, les rabatteurs, pas de problemes. Je ne sais pas si c est ma tete qui les repousse, mais de mon cote, les rabatteurs sont desempares par le que je eur balance d un air serein mais confiant. Demi-tour garanti. Faut dire que mes traits les laissent perplexes. Buenos dias, ne cessait-on pas de me lancer aujourd hui, et ca c est avant le . Note a la CIA: je passerais pour un gars de la place a bien des endroits dans le monde avec un peu de d entrainement.

Jaipur et son centre ville tout rose qui repose entre ses murs foritfies me plaisent. C est une grosse ville moderne, c est vrai, mais une ville que l on peut facilement appreciee si l on s est deja fait fait au bruit et a l action incessante que nous suivent toujours en ce pays.

Je quitte demain pour Ahmedabad, capitale du Gujarat, excite comme un enfant d avoir decouvert les bus sleepers du Rajahstan munis de vrais couchettes ! Comme il est merveilleux d etre enferme dans son petit compartiment aux vitres teintees et d acheter des sacs de chips au ketchup par la fenetre. Je pourrais faire ca des jours entier.... Ahmedhabad, c est la capitale du Gujarat (un dry state, quel horreur!) qui me permettra de rejoindre Diu, petit oasis que je convoite depuis mes peregrinations dans les montagnes. Ah oui, vous ne le croirez pas, j ai reussi a achete un billet de train par internet. Fuck les gares indiennes ! Je suis donc en possession dun billet pour le train qui me menera d Ahmedabad a quelques kilometres de Diu le soir du 9 juin.

Le controleur reconnaitra-t-il la validite du ticket ou me fera-t-il don d un bon vieux coup de pied au derriere pour me balancer en dehors du train en pleine nuit ?

A suivre,

Etienne

2 comments:

  1. Salut Étienne,

    Je te verrais bien en agent 008 de la CIA en train de démanteler un gang de AA fanatiques...

    Bonne continuation de voyage sans ton pote! Je ne crains rien pour toi, tu ne restes jamais seul bien longtemps.

    Au plaisir de te lire,

    Charles

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  2. Je ne retiens que deux choses de ce message:

    1- Du Johnny Walker !! Du vrai !! Chanceux, la biere pakistanaise n'est pas fameuse (et je ne te parle pas du whisky...)

    2-Moi aussi, je m'ennuie vraiment de te dire que tu ne lis pas vite, je suis content qu'on partage ca.

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