"The first condition of understanding a foreign country is to smell it."

- Rudyard Kipling

Saturday, June 12, 2010

Diu, ou de l'imbecilite de faire un Dry State

Le train que j avais reussi a reserve sur Internet. Eh bien... je l ai manque. Apres une journee a Ahmedabad sur les traces du Mahatma Gandhi, je me suis dirige plein d entrain vers la gare dans l'espoir de prendre mon train, une bonne heure a l avance. Mon train doit partir de la plate-forme 2. Parfait. 9h40...9h50...10h00. Toujours pas de train. Pourquoi ? Parce qu evidemment, meme s il etait ecrit plate-forme 2 sur le tableau, le train ne partait pas de la plateforme 2, mais bien de la plate-forme 2 A ! Mais oui, la plate-forme 2 A ! J aurais du y penser, car tout le monde sait que lorsqu on dispose de 24 plate-formes, il est beaucoup plus intelligent de les diviser en plate-formes 1 a 12 et en plate-formes 1 a 12 A plutot que de simplement les numeroter de 1 a 24. Tant qu a faire, aussi bien de ne pas l indiquer sur le tableau mais de laisser un enregistrement electronique le preciser seulement en Hindi. Ou est l ingenieur responsable de ce systeme que je lui paye le lunch !

, me disait Rahul, le jeune Brahman qui etait devenu mon ami dans le bus de Jaipur a Ahmedabad. Oui, et moi je suis le prince Charles....Tout de meme bien sympathique, ce Rahul, et ce fut l occasion pour moi d analyser quelque peu la psyche d un jeune indien de haute caste. La fierte nationale y est a son plus fort, et on nous apprend que les inegalites n existent plus en Inde depuis une dizaine d annees, qu avec de l argent on peut tout faire, et que les gens de basses castes ne sont tout simplement pas doues pour les affaires. De plus, il faut savoir que l Inde etait un veritable paradis avant le Raj. Je me suis dit que l abandon du nationalisme etait un luxe que les pays en developpement ne pouvaient pasencore se payer.

Revenons a notre train manque. Regain d energie, je saute dans un Rickshaw, fermement decide a attraper un bus a la derniere minute pour eviter de passer la nuit en ville.

Asalam alaikum, que je balance au chauffeur. J avais repere la barbe. Personne ne peut me battre a devine la religion du chauffeur ! Ca y est, il m aime.

Il me demande mon nom. Mera Nam Etien hai. Main Canada se aya hun. Whoa ! Vous avez vu les skills d hindi ici. Le chauffeur n en revient pas. Il a decide que je trouverais un bus coute que coute. Bombay, bombay, me crient les rabatteurs dans la rue. Diu, Diu, leur dis-je. Ils sautent sur l occasion et tant qu a faire, ils sautent dans le Ricksahw aussi, le temps de me vendre un billet en bus Sleeper (ou dans la Nap mobile, comme je lai rebaptise). J attrape le bus de justesse, en sueurs, les indiens installes dans leur couchette me devisagent. Je m en fou, j ai reussi.

Je suis donc a Diu, et mes chers amis, je suis le seul blanc de la place. Comment decrire Diu? En voici une journee type:

1) Tu te leves, et tu constates qui fait chaud en crisse. Du genre, 45 degres et 10 000 % d humidite. Monsoon is slowly making is way up to Gujarat, and its pretty hot there right now, dit le gars a la tele. Merci, commentateur meteo de BBC world, toi seul peut comprendre mon supplice !

2) Comme il fait chaud, t as deux choix. Tout d abord, tu peux aller te baigner dans le mer, parce que t as choisi l hotel qui donne directement sur la plage. Aux Diable les depenses ! Attention ! On est a Diu, endroit ou les indiens peuvent boire dans le Gujarat. S il est 8h30 du matin, les indiens sont saouls et harcelent l homme a la peau blanche ! Il se peut donc que tu ne te rendes pas jusqu a la mer. Pas des farces, au resto de l Hotel, je suis le seul a manger, les autres boivent du Whisky cheap devant leur femme pour aller perdre connaissance sur la plage une heure plus tard. Moi, je vais en rester aux omelettes pour ce matin.

Bon, l autre choix, c est d aller faire un tour de Scooter. Car tu restes sur la plage, on l a deja dit, a 8 km de la ville, et tu as donc decide de louer un scooter pour te promener sur l ile et faire du vent pour eloigner cette chaleur oppressante.

3) Apres le Scooter et la baignade, il reste le bar a l air climatise. Et la, tu succombes au vice des indiens, avec une Tuborg ou une Carlsberg, ou encore un Bacardi parce tu sais que l alcool indien cheap, tu peux le laisser aux Indiens. Un peu de conversation avec les Nepalais qui travaillent a l hotel et qui me trouvent bien sympathique, peut-etre parce que je les appelle autrement qu en faisant TSHHHHHHH, comme les touristes indiens.

La voila, l imbecilite de faire un Dry State. Dieu sait que si l homme veut son petit Brandy, il va le trouver, son petit Brandy, alors vaut peut-etre mieux lui servir bien tranquille dans son salon que de l inciter a venir se defoncer la gueule sur la plage une fois par mois.

Juste un conseil, faites-en ce que vous voulez,

Etienne

2 comments:

  1. Aaah... saoul mort sur la plage a 9h30, doux souvenirs... sans blague, toi t'as l'equivalent indien du los tabarnacos, moi j'ai des refugies afghans ravages par le brown sugar (l'heroine cheap) qui bloquent mon rickshaw, alors je me demande bien qui est le mieux...

    P.S: Je te deteste, tu as acces a de la Tuborg.

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  2. Et le voyage continu, avec ses imprévus et ses aventures. Je te découvre débrouillard ... tu te souviens le petit livre écrit pour toi par mon amie Louise alors que tu t'étais perdu dans le grand ascenseur du musée de l'homme. Cela t'avais valu quelques nuits de cauchemars et à moi aussi !! tu avais 5 ans. Je crois qu'elle disait si juste sans connaitre la suite de tes aventures. J'imagine que malgré la chaleur il fait bon être au bord de la mer et boire une bière frîache en fin je l'espère.

    À bientôt.

    Louise XX

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