"The first condition of understanding a foreign country is to smell it."

- Rudyard Kipling

Saturday, May 15, 2010

Dreadlock incorpore

Le probleme avec les trains indiens, c est qu ils sont fantastiques, mais impossibles a prendre. Le probleme avec les bus indiens, c est qu ils sont faciles a prendre, mais que le torticoli n est jamais bien loin. On the road, comme disait l autre, c est bien ce qui resume les derniers jours du voyage.

Bonne nouvelle, nous avons reussi a quitter Haridwa...en bus. Pour se rendre ou je suis, il a fallu deux journees de voyage et une nuit dans une ville assez bizarre : Chandigar. En fait. la ville a ete completement concue par Le Corbusier et l architecte a eu l idee saugrenue d imaginer une ville ou les pietons et les vehicules ne se cotoieraient pas... meilleure chance la prochaine fois. On est en Inde, quand meme !

Chandigar est donc une ville assez moche divisee en secteurs numerotes, ce qui rend la communication avec les chauffeurs de Rickshaw incroyablement facile. On s en va au 43, c est tout. Moche, dis-je ? Les Indiens, eux, ne sont pas d avis, comme en temoignent le beau panneau Welcome to the City Beautiful qui vous attend a l entree de la ville est les nombreux hotels complets de la ville. En voyage, singifie que le gentil backpacker canadien va payer cher. Bon, 40 dollars la nuit pour deux, on va survivre, mais c est tout de meme frustrant quand on sent que le patron de l hotel est content de vous faire payer. Et en sortant : service tax, sir, 10 percent. L expression faciale que le dit patron a pu lire sur le visage de Francois se situe a quelque part entre Quel service ? et Fuck you ! Il semble que cette expression faciale ait aussi ete la mienne, car M. Chose a decide de nous laisser partir sans faire de chichis.

Next stop, Dharamsala, ou l on se trouve presentement. Les montagnes, vive les montagnes et l air frais ! Seul hic, celui qui desire voyager en Inde n est plus vraiment en Inde. Il est dans un tibet occidentalise. Dharamsala, la siege du gouvernement tibetain en exil, ou la Dalai Lama porte fierement ses lunettes de Soleil toutes rondes et se faufile entre les hippies qui font detonner votre beau kit Mountain Equipment Coop tout neuf.

Les mots Free tibet ! sont inscrits sur tellement de fringues qu on pourrait penser qu il s agit du nom du nouveau designer qui vient de supplanter Armani. Ici, on supporte le Tibet, on devient un moine boudhiste a la peau blanche, on ouvre un resto italien, on opte pour les dreadlocks, on decouvre le true meaning of life... A chacun sa voie, en autant qu elle sente le patchouli. Conclusion: Dharamsala amuse Etienne et irrite Francois.

Nous quittons demain pour Jammu,tout de meme bien contents de notre repos d une journee a hippieland. Jammu, ville contre laquelle le guide du routard nous met en garde (c est bruyant et ca pu !), mais passage oblige pour rejoindre Srinagar, ou l on pourra se poser quelques jours sur un Houseboat avant de rejoindre Leh par une route, dit-on, splendide, mais vertigineuse.

La blague du jour :

Le cireur de chaussures : Sir, can I shine your boots.
Etienne : But my boots are clean.
Le cireur de chaussures: But I have made no business today !
Etienne: Bescause all the hippies wear sandals !

Free Tibet,

Etienne

5 comments:

  1. Salut Etienne ! Te voilà donc parti pour deux mois en Inde... Tu t'en fais pas quand même ! Ils ont la belle vie les étudiants... Bon, en tout cas, je suivrai assidument tes nouvelles aventures ! J'ai vu que tu rendais hommage à Rudyard Kipling... Et j'ai comme l'impression que vous marchez sur les traces de Kim, le héroe de son roman du même nom... Tu as lu son bouquin avant de partir ? Si c'est pas le cas, tente de le trouver sur place (bien qu'il y ait peu de chance que tu le trouves...) ou cours vite l'acheter dès ton retour ! Bon voyage à toi, fais nous rêver et bon courage dans les transports locaux !

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  2. Et le voyage continu,les suprises aussi et peut-être qu,avec un peu dchance tu prnedra le train avant la fin de ton séjour en Inde.Je m,attandait à beaucoup plus de Dharansala, bien sur le Dalaï ne peut qu'attirer les foules mais bon tout de même une foule de vieux hyppies.... je sais pas pourquoi mais je me sens un peu viser !! :-))

    À bientôt Mon Grand !

    Louise XX

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  3. Et le voyage continu, les surprises aussi. Avec un peu de chance tu pourras sans aucun doute prendre le train avant ton retour. Je suis un peu déçu de ta description de Dharamsala, je entendais plus sur la ville qui acceuille le dalaï. Bien sur il ne peut qu'attirere des foules mais tout de même une bande de vieux hyppies.... je sais pas pourquoi, je me sens un peu visée!! :-))

    À bientôt Mon Grand

    Louise xx

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  4. Ah, au fait... Tu pourrais pas changer soit la couleur du texte, soit la couleur de fond, soit les deux, parce que mes yeux souffrent terriblement à la lecture de chaque article !

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  5. Est-ce que tu glisses dessus...ou tu te branches sur l'immense humanité grouillante de l'Inde? Seras-tu transformé? Est-ce que le foisonnement t'écrases, te transportes, t'émeus?
    Mords-tu à l'essence de cette vie putride, renaissante et réincarnante...? je te lis avec tendresse et irritation.

    Toute mon affection. JL

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