Il existe pour moi deux saisons : l'année académique et la période où je m'en vais loin. Bien que l'une soit plus longue que l'autre, les deux sont généralement des sources égales d'aventures, de bonheurs, de surprises et d'appréhensions. Je n'ai pourtant pas l'habitude de narrer en détails ma vie académique sur le web; c'est bien parce que je m'en vais loin que j'ai décidé de vous écrire.
L'Inde, pays sur les lèvres de tous les voyageurs et auquel tous les qualificatifs semblent aller de merveille: chaotique, raffiné, beau, sale, étourdissant.... Il faut peut-être le sentir pour s'en faire une idée propre. Pourquoi donc ne pas y aller ?
Je pars demain, Montréal, 18h55. Je reviens le 29 juin, où je retrouverai ma vraie vie, qui prendra alors la forme d'une thèse de philosophie. Jusque là, j'espère passer par Delhi, le Nord de l'inde (Kashmir et le Ladakh) et l'Ouest (le Rajasthan). "Wow, gros programme, t'es sûr tu veux faire ça Brown ?" Oui, mais j'aurais peut-être besoin d'un acolyte." Ok, on va partir à deux! François de Montigny, aventurier devant l'éternel (à temps partiel) m'accompagnera donc pendant un mois, avant de se rendre seul au Pakistan (bonne idée.....NOT).
Partir à deux ? "Étienne, faudrait qu'on se parle", c'est la voix de François qui vient d'apprendre que la Haut-Comissariat indien ne lui a pas encore donné son visa. Il devait partir demain, avec moi, mais dans un autre avion. C'est compliqué. Conclusion: attends...on n'est pas vraiment en mesure de tirer des conclusions.
Liste de ce qui est certain:
- je pars demain.
- tu vas lire mon blogue.
- je vais revenir et ça sera merveilleux.
Liste de ce qui est possible mais incertain:
- François va avoir son visa demain, prendra son vol comme prévu et me retrouvera à l'aéroport de Delhi.
- François va avoir son visa trop tard, prendra un vol plus tard cette semaine et viendra me retrouver dans quelques jours à
Delhi.
- François ne va pas avoir de visa, et il devra se rendre god knows where...
Quelle fin sera la vraie ? Je me sens comme dans un roman dont vous êtes le héros...
En bref, le départ aurait pu être plus simple. Mais bon, il faut savoir s'adapter. J'espère tout de même que le fier rouquin saura braver la bureaucratie indienne pour que l'on puisse voyager comme prévu. En attendant, j'ai un pays à rencontrer.
T'en voulais du suspens ? En v'la !
Je vous écris de Delhi. Promis-juré-craché.
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Content que tu sois rendu sain et sauf! Comment dit-on Esteban en hindi?
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