Les Kashmiris sont convaincus que le Kashmir est le paradis sur terre. Ils ont un peu, raison, meme si les deux journees de pluie que nous avons passes a Srinagar ne nous l ont pas immediatement laisse devine.
Le Kashmir, nous y sommes donc enfin, apres un bus de jour de Dharamsala a Jammu (magasins de guns a profusion) et un autre la nuit qui nous a mene de Jammu a Srinagar. Deception a l arrive, les paysages etaient couverts par les nuages. Il a plu a Srinagar pendant 17 jours. Quelle chance d avoir rencontrer quelques amis dans le bus, dont Juan, un chilien qui est venu de l Australie apres y avoir appris l anglais, ainsi que Sinead et Rebecca, deux irlandaises voyageant en Inde pour six mois. Amities de courtes duree, malgre tout, car Juan est reparti pour Amritsar en vue de son vol de retour hier, et les deux irlandaises tentent deseperement de prendre un bus pour Leh, alors que la route est bloquee en raison de la neige (L Himalaya, c est haut!).
Depuis deux jours, pourtant, le Soleil est revenu, et l on a bien droit a une parcelle de paradis nous aussi. Au diable la depense, on s est paye deux nuits sur un House Boat dans le centre ville. Srinagar est effectivement celebre pour ses bateaux-maisons construits par les anglais qui voulaient alors contourner le reglement qui leur interdisait d acheter des terres. Les touristes se les ont appropries depuis quelques annees, maintenant que la violence a cesse (pour combien de temps encore ?).
Encore une fois, au Kashmir, on ne sent pas vraiment en Inde, mais pour de bonnes raisons, cette fois. Apres l Inde hindu, et l indu bouddhiste, voici l Inde musulmane, qu Indiens, Pakistanais et Kashmiris independentistes se disputent. Je decouvre ainsi la culture du Kashmir et tout se passe pour le mieux, etant donne la gentilesse legendaire des Kashmiris. Les gens nous arretent sans cesse dans la rue pour discuter et bien souvent, miracle, ils ne veulent rien nous vendre ! Aujourd hui, un doctorant en geographie de l Universite du Kashmir a d ailleurs decide qu il nous ferait visite les jardins moghuls de la ville, insistant ferocement pour nous payer le lunch. Il y a des chances que je ne revienne pas...
L hospitalite des Kashmiris a pourtant un cote melancolique, et l on se rappelle que les montagnes paradisiaques qui entourent le lac Dal on ete l enceinte de nombreuses violences il ya quelques annees seulement. La paix durera peut-etre un bon moment, Insha Allah. Difficile de le croire pourtant, lorsqu on croise des patrouilles de militants pakistanais en colere dans les rues qui brandissent le drapeau de l Islam. Why do you want from my shop ?, me dit le gars du magasin. Just to stay here a couple of minutes, dit un Etienne qui ne tenait pas se tenir au milieu du defile politique. Well, you can stay here all day my friend, me repond-t-il. Comment ne pas aimer les Kasmiris ?
Quand le soleil brille sur le lac, pourtant, on oublie vite l atmosphere politique tendue de la region, tout comme les touristes indiens qui afflux maintenant par centaines dans la region. Ici, il sont chez eux. C est du moins ce qu ils croient, au grand desespoir des Kashmiris. C est vrai que quelques uns d entre-eux ont une attitude un peu colonise-devient-colonisateur...
Nous esperons quitter la ville demain pour continuer vers Leh mais ce, a condition que la route soit de nouveau ouverte. Sinon, une nuit de plus a Srinagar, et la douleur de quitter la famille du House Boat sur lequel nous sommes installes pour un hotel a deux piasses la nuit. Le budget de voyage jubile. Nous irons visite Gulmarg, un petit village perche dans les montagnes si nous sommes forces de rester. Il serait toujours possible de relaxer encore pres du lac, mais disons que la ballade de deux heures sur le lac en Chikara m a suffisament detendue.
As-Salam Alaikum,
Etienne
Subscribe to:
Post Comments (Atom)

No comments:
Post a Comment