Me revoici a Delhi, la veille de mon depart. Il est drole de constater comment la ville me semble differente en la visitant une deuxieme fois. Je m attendais aux rabatteurs et aux mechants rickshaw drivers, surtout que tous les indiens me disent depuis deux mois que les gens de Delhi sont malhonnetes ! Belle reputation pour une capitale !
Pourtant, en arpentant les rues de Pahar Ganj, je constate que c est moi qui reconnait les rabatteurs et qu eux ne viennent meme plus me parler. Presque decevant. Je croyais auparavant qu ils etaient doues pour flairer les touristes fraichement debarques del avion. Je comprend maintenant que c est plutot les touristes fraichement debarques de l avion qui ne sont pas tres doues pour ne pas avoir l air, justement, de touristes fraichement debarques de l avion. Desole, chere quinquagenaire, mais ton sari ne match pas vraiment avec ton sac D&G.
Je profite des mes dernieres journees pour aller me promener au centre-ville, flaner dans Main Bazaar ou jaser avec le serveur du restaurant ou je vais deux fois par jours qui est devenu mon ami a la longue. J ai failli le convaincre de venir travailler au Canada plutot qu en Autriche, comme il le veut.
Mais assez de ces interminables recits de voyage. Etant donne mon legendaire esprit de synthese, j ai decide de vous offrir le top 10 des endroits les plus agreables et interessants que j ai visites en Inde. Sorte de resume de mon blogue, pour ceux qui n auraient pas eu la motivation de le lire en entier (je vous connais). Etes-vous prets ? Tant mieux.
10) Amritsar
Si Amritsar est une ville tres peu interessante en elle-meme, un detour s impose pour se ballader une soiree dans le Golden Temple, au son des tambours et des chants Sikhs, ou encore des cris des enfants qui sont le plus souvent bien contents de voir un etranger muni d un beau bandana orange (se couvrir la tete est ici obligatoire) assis pres du bassin sacre ou leur papa est parti se baigner. Une sorte d atmosphere envoutante emane de cet endroit ou on aime le Canayen, car la majorite des indiens vivant au Canada sont originaires du Panjab. Ah oui, et si vous acceptez de deposer votre biere pour quelques jours, ici, on vous nourrit et on vous heberge gratuitement. Oui, oui, meme toi, petit backpacker aux cheveux malpropres.
9) Jaipur
Ville quelque peut complexee de ne pas avoir une histoire aussi ancienne que celle des autres cites du Rajahstan, Jaipur possede tout de meme un centre-ville a faire rougir plus qu une de ses concurrentes. Si vous savez flairer les arnaqueurs, vous pourrez aisement vous promener sur ses trottoirs couverts, tout pres des magasins ou les marchands de tissus ou d epices s assoient tranquillement malgre le vacarme venant de la rue d en face. Pas etonnant que la ville soit sur l itineraire d a peu pres tous les voyageurs qui osent mettre le pied en Inde.
8) Udaipur
Comment ne pas inclure Udaipur dans ce palmares. Ses habitants sont si fiers de decrire leur ville en tant que number 1 internatonal city. En nous offrant beaucoup plus d air, de verdure et de calme qu a peu pres n importe quelle ville en Inde, Udaipur sait nous faire oublier que le lac qui a fait sa reputation est maintenant a sec. Une ville qui occuperait surement une plus haute place dans mon palmares si ses hotels chics accueillaient encore les poetes et non seulement les touristes.
7) Delhi
Like or not, that is where shit happens. On s y perd au milieu des jeunes indiens riches qui paient plus chers que vous pour un chandail Benetton, des moins riches qui viennent de partout en Inde pour ramasser un peu d argent le temps d un ete ou encore des plus vieux qui regardent, plein d inquietude, leur pays se metamorphoser a vue d oeil pour acceuillir les Commonwealth Games. Lorsque vous aurez plein de rage dans vos yeux, frustre qu on vous ait amene dans un hotel miteux a 3h00 du mat plutot que dans celui ou vous vouliez vraiment aller, bien des chances qu un Indien s arrete pour vous souhaiter la bienvenue a Delhi, en Inde moderne et ambitieuse, celle qui vous repond au telephone quand votre ordinateur explose.
6) Jodhpur
Au pied d une forteresse se trouve une grosse ville toute bleue ou trouve des gens qui sont, on ne sait pourquoi, plus interessants qu ailleurs. Bien de chances que vous finissiez autour d un chai a vous faire expliquer par un vieil indien pourquoi l Inde, c est encore mieux que l Europe ou l Amerique. Bien sur, vous vous insurgerez, bien fiers de votre liberte et de votre independance d esprit, en lui rappelant que les jeunes indiens aspirent bien souvent a quitter leur pays. Puis soudain, vous realiserez que vous parlez a un shopkeeper depuis une heure et qu il n a toujours rien essaye de vous vendre. Ici, les gens aiment encore mieux parler plutot que vendre, et il suffit de deux coins de rue pour se retrouver dans une peite ruelle, au milieu da la vraie vie des familles indiennes. Plus delaissee par les voyageurs que Jaipur, Udaipur ou Jaisalmer, Jodhpur sait pourtant mieux que toute autre vous cracher son authenticite au visage, et le gamin dans la ruelle sait lui aussi mieux que tout autre vous balancer sa balle de cricket au visage.
5) Srinagar
La capitale du Kashmir, parasdise on Earth, ne cesse-t-on de vous rappeler. Touristes et indiens s etonnent que vous y soyez passe, car c est assez dangereux, dit-on. Bon, a mon avis, les trajets de nuit dans les bus indiens sont beaucoup plus dangereux, et de loin. Pour comprendre un peu mieux le conflit qui dechire l Inde depuis des decennies, on se doit de passer par Srinagar. Il faut voir la passion qui anime le visage de l indien moyen quand vous lui poser des questions sur l independance du Kashmir dans votre compartiment de train (ce que vous faites a chaque fois, bien entendu). A Srinagar, on peut se ballader tranquillement en bateau sur le lac Dal, ou encore assister a la montee de l islamisme radical, tout ca, en mangeant de la vache ! Whats not to like...
4) Diu
Ahhhh Diu, les coconuts, la mer, les rums and coke a prix plancher. Faut-il en dire plus? L ile a seduit les indiens qui y afflux par centaines pour relaxer le long de ses plages (ou encore se defoncer la gueule a coup de King Fisher), encore loin de occidentaux qui sevissent plutot a Goa. Et si les touristes indiens en viennent a vous enerver, Dieu s avere encore le meilleur endroit pour louer un scooter et partir a l aventure, le temps de se poser sur les plages desertes qui encerclent l ile ou de denicher les eglises portugaises toutes blanches cachees dans les petits villages. Des vacances, pour vrai.
3) Jaisalmer
Oui, c est vrai, il se peut que les enfants vous lancent des pierres parce que vous etes blancs, mais quand avez-vous la chance de dormir dans une forteresse en plein milieu du desert ? On se perd facilement dans cette vieille ville ou a peu pres toutes les maisons ressemblent a des havelis et pour une fois, on est bien content d de se perdre. L une des villes ou l architecture est la plus impressionnante en Inde. Bon d accord, il faut se tasser pour laisser passer les dromadaires dans les ruelles etroites, mais si vous etes gentils, les "camels men" vous ameneront peut-etre passer une nuit dans les dunes du desert du Thar. Et si vous etes inquiets pour votre budget, un lit en dortoir coute ici 25 cents, si bien sur vous n avez pas peur des lezards.
2) Haridwar
Pour sortir de son quotidien, on peut difficilement faire mieux qu a Haridwar. Si vous oser vous promener sur les bords du Gange au coucher du Soleil, vous serez assaili par une foule d hindous hypnoptises par les pretres qui animent la ceremonie du feu chaque soir. On y croise des sadhus qui mendient aggressivement, des singes qui vivent dans temples et des familles de classe moyenne qui se doivent de venir au moins une fois dans leur vie dans cette ville sacree. Une chose est sure, a Hardiwar, t es loin de chez vous, ti gars.
1) Leh
Meme les indiens de Goa, sans aucun doute l endroit le plus "in" de l Inde, quittent leurs plages natales pour venir travailler a Leh pendant l ete. En plein desert d altitude, Leh est probablement la ville la plus reculee de l Inde, accessible uniquement par voie aerienne pendant une bonne partie de l annee. Il suffit de lever la tete de quelques centimetres pour contempler les contreforts de l Himalaya, ou de parcourir quelques kilometres en minibus pour visiter des monasteres bouddhistes perdus au milieu de nulle part. Facile de ne plus vouloir quitter cet endroit ou l on rencontre a la fois des Ladhakis, des tibetains en exile et des Kashmiris. Saus aucun doute le meilleur endroit pour survivre a la chaleur de l ete indien.
Enfin, si vous etes epuises de m entendre dire du bien de l Inde, sachez que j ai aussi mes moments noirs. Voici donc, en version abregee, le top 3 des endroits que j aime detester en Inde.
3)Chandigarh. C est plate, c est cher, pis c est carre. Le Corbusier voulait que ce soit carre, voulait-il aussi que ce soit plate ? Si oui, c est reussi !
2)Ahmedabad. Un grosse ville industrielle, avec plus de traffic que Delhi mais moins de viande. Tu veux de la biere pour oublier que c est nul. Oublie ca, coco, ici, on est dans un Dry State. Comme ca ecoeure tout le monde, tout le monde s en va a Diu. Mechant party.
1) Kargil. Le milieu de nulle part, mais pas le genre "Wow, ici on est vraiment hors des sentiers battus". Non, le genre, "c est laid, il pleut, les hotels sont miteux, et tout le monde se fouterait de la place si c etait pas a mi-chemin entre Srinagar et Leh. Ca donne le gout, hein ?
Voila. Si vous voulez en savoir plus, il faudra me parler en personne. Merci aux lecteurs fideles, et meme aux moins fideles.
Comme le veut un certain film pour enfant que je garde encore dans mon appartement, il est maintenant temps de rentrer au bercail.
A bientot,
Etienne
Sunday, June 27, 2010
Saturday, June 19, 2010
Ballade dans les purs
J ai ete malade a Ahmedabad et disons-le, Ahmedabad est une ville tres moche pour etre malade. Disons-le de maniere encore plus crue, Ahmedabad est une ville tres moche point final. Le butter chicken consomme a Diu m a donc cloue au lit dans ma chambre d hotel trop chere (et moche) pendant une journee entiere, le temps d attendre le train en delirant devant le reportage sur les inondations meurtrieres qui sevissent a Mumbai.
Miracle ! J ai tout de meme reussi a prendre le train, et en deuxieme classe, oh que oui ! Heureusement, apres quelques pilules et deux trois petites granules, je me suis remis de ma vilaine bacterie. Regime vegetarien depuis. Je bois des Lassi a l infini. Apres avoir goute au Gujarat hors des sentiers touristiques, je suis donc revenu au Rajahstan en passant par Udaipur ou les shopkeepers et les drug dealers m attendaient de pied ferme. Ni les premiers, ni les seconds n ont eu de succes avec moi.
Udaipur, number one city in the world, selon un sondage introuvable que personne connait, mais dont les habitants de la ville sont bien fiers. Il parait meme qu ils ont battus Capetown. Bon, Udaipur, c est bien, il faut le dire, mais pas mal moins charmant depuis que l eau de son lac preincipale a ete completement pompee par le gouvernement. Adieu les petites ballades romantiques en chikara. On aime malgre tout ses rues tranquilles ou on nous reconnait a l instant ou l on sort de la chambre d hotel. J ai eu le temps de devenir ami avec un tailleur, qui fut foncierement decu que je n achete pas sa chemise a trois dollars. S il savait que je me suis quasiment laisse convaincre par un autre de me faire faire un complet sur mesure pour 75 dollars.
Je fraternise quelques peu avec les autres backpacker, souvent pour le temps d une journee. Je maudis aussi les touristes en groupes qui empoisonnent les palais de maharaja et surtout ceux qui ne semblent supporter le visite que pour avoir le droit d aller a la cantine. Jalousie qui vient du fait qu ils ont les moyens de dormir dans les hotels chics d Udaipur et pas moi. Tu verras, matante, une jour moi aussi j aurai les 7000 euros necessaire pour passer une nuit au Lake Palace Hotel. Octavio Paz lui a quand meme dedie un poeme.
Je suis maintenant a Jodhpur, apres ce qui devrait etre le dernier trajet de bus du voyage. J ai failli me faire debarquer au milieu de nulle part, le patron du bus travaillant en collaboration avec un chauffeur de Rickshaw pour me faire payer le trajet du milieu de nulle part en question jusqu au centre ville. You gotta love India. Heureusement, un vieil Indien au lunettes epaisses a flairer l arnaque, s est mis a engeuler le chauffeur et a tout simplement refuse de me laisser sortir de mon siege en me disant que le bus allait en ville de toute facon. Encore une fois, ca vous donne une bonne idee des raison pour lesquelles on peut adorer et detester l Inde a la fois.
Je ne dormirai qu une nuit a Jodhpur, afin de visiter le plus belle forteresse du Rajahstan au petit matin en attendant mon train de nuit pour Jaisalmer. Cette cite du desert sera d ailleurs ma derniere etape avant de rentrer a Delhi en train (my new love).
La fin approche donc, mes amis, et je m en rejouis et m en attriste en meme temps. J ai fermement l intention de revenir bientot, apres quelques lecons d hindi, me suis-je promis. Pourtant, si je suis de plus en plus a mon aise dans la rue indienne, certains traits de caractere de l indien moyen me froissent plus qu au debut du voyage. Dieu qu ils sont bruyants, et rapplez-vous qu une file d attente a l anglaise possede de nombreux charmes, quand on en a pas vu une depuis deux mois.. Bref, j ai hate que les gens cessent de faire comme si tout etait normal quand je rote trop fort fans l autobus et de pouvoir crier amenez-moi un Steak de toutes mes forces.
Je vous ecrirai sans doute une derniere fois de Delhi,
Etienne
Miracle ! J ai tout de meme reussi a prendre le train, et en deuxieme classe, oh que oui ! Heureusement, apres quelques pilules et deux trois petites granules, je me suis remis de ma vilaine bacterie. Regime vegetarien depuis. Je bois des Lassi a l infini. Apres avoir goute au Gujarat hors des sentiers touristiques, je suis donc revenu au Rajahstan en passant par Udaipur ou les shopkeepers et les drug dealers m attendaient de pied ferme. Ni les premiers, ni les seconds n ont eu de succes avec moi.
Udaipur, number one city in the world, selon un sondage introuvable que personne connait, mais dont les habitants de la ville sont bien fiers. Il parait meme qu ils ont battus Capetown. Bon, Udaipur, c est bien, il faut le dire, mais pas mal moins charmant depuis que l eau de son lac preincipale a ete completement pompee par le gouvernement. Adieu les petites ballades romantiques en chikara. On aime malgre tout ses rues tranquilles ou on nous reconnait a l instant ou l on sort de la chambre d hotel. J ai eu le temps de devenir ami avec un tailleur, qui fut foncierement decu que je n achete pas sa chemise a trois dollars. S il savait que je me suis quasiment laisse convaincre par un autre de me faire faire un complet sur mesure pour 75 dollars.
Je fraternise quelques peu avec les autres backpacker, souvent pour le temps d une journee. Je maudis aussi les touristes en groupes qui empoisonnent les palais de maharaja et surtout ceux qui ne semblent supporter le visite que pour avoir le droit d aller a la cantine. Jalousie qui vient du fait qu ils ont les moyens de dormir dans les hotels chics d Udaipur et pas moi. Tu verras, matante, une jour moi aussi j aurai les 7000 euros necessaire pour passer une nuit au Lake Palace Hotel. Octavio Paz lui a quand meme dedie un poeme.
Je suis maintenant a Jodhpur, apres ce qui devrait etre le dernier trajet de bus du voyage. J ai failli me faire debarquer au milieu de nulle part, le patron du bus travaillant en collaboration avec un chauffeur de Rickshaw pour me faire payer le trajet du milieu de nulle part en question jusqu au centre ville. You gotta love India. Heureusement, un vieil Indien au lunettes epaisses a flairer l arnaque, s est mis a engeuler le chauffeur et a tout simplement refuse de me laisser sortir de mon siege en me disant que le bus allait en ville de toute facon. Encore une fois, ca vous donne une bonne idee des raison pour lesquelles on peut adorer et detester l Inde a la fois.
Je ne dormirai qu une nuit a Jodhpur, afin de visiter le plus belle forteresse du Rajahstan au petit matin en attendant mon train de nuit pour Jaisalmer. Cette cite du desert sera d ailleurs ma derniere etape avant de rentrer a Delhi en train (my new love).
La fin approche donc, mes amis, et je m en rejouis et m en attriste en meme temps. J ai fermement l intention de revenir bientot, apres quelques lecons d hindi, me suis-je promis. Pourtant, si je suis de plus en plus a mon aise dans la rue indienne, certains traits de caractere de l indien moyen me froissent plus qu au debut du voyage. Dieu qu ils sont bruyants, et rapplez-vous qu une file d attente a l anglaise possede de nombreux charmes, quand on en a pas vu une depuis deux mois.. Bref, j ai hate que les gens cessent de faire comme si tout etait normal quand je rote trop fort fans l autobus et de pouvoir crier amenez-moi un Steak de toutes mes forces.
Je vous ecrirai sans doute une derniere fois de Delhi,
Etienne
Saturday, June 12, 2010
Diu, ou de l'imbecilite de faire un Dry State
Le train que j avais reussi a reserve sur Internet. Eh bien... je l ai manque. Apres une journee a Ahmedabad sur les traces du Mahatma Gandhi, je me suis dirige plein d entrain vers la gare dans l'espoir de prendre mon train, une bonne heure a l avance. Mon train doit partir de la plate-forme 2. Parfait. 9h40...9h50...10h00. Toujours pas de train. Pourquoi ? Parce qu evidemment, meme s il etait ecrit plate-forme 2 sur le tableau, le train ne partait pas de la plateforme 2, mais bien de la plate-forme 2 A ! Mais oui, la plate-forme 2 A ! J aurais du y penser, car tout le monde sait que lorsqu on dispose de 24 plate-formes, il est beaucoup plus intelligent de les diviser en plate-formes 1 a 12 et en plate-formes 1 a 12 A plutot que de simplement les numeroter de 1 a 24. Tant qu a faire, aussi bien de ne pas l indiquer sur le tableau mais de laisser un enregistrement electronique le preciser seulement en Hindi. Ou est l ingenieur responsable de ce systeme que je lui paye le lunch !
, me disait Rahul, le jeune Brahman qui etait devenu mon ami dans le bus de Jaipur a Ahmedabad. Oui, et moi je suis le prince Charles....Tout de meme bien sympathique, ce Rahul, et ce fut l occasion pour moi d analyser quelque peu la psyche d un jeune indien de haute caste. La fierte nationale y est a son plus fort, et on nous apprend que les inegalites n existent plus en Inde depuis une dizaine d annees, qu avec de l argent on peut tout faire, et que les gens de basses castes ne sont tout simplement pas doues pour les affaires. De plus, il faut savoir que l Inde etait un veritable paradis avant le Raj. Je me suis dit que l abandon du nationalisme etait un luxe que les pays en developpement ne pouvaient pasencore se payer.
Revenons a notre train manque. Regain d energie, je saute dans un Rickshaw, fermement decide a attraper un bus a la derniere minute pour eviter de passer la nuit en ville.
Asalam alaikum, que je balance au chauffeur. J avais repere la barbe. Personne ne peut me battre a devine la religion du chauffeur ! Ca y est, il m aime.
Il me demande mon nom. Mera Nam Etien hai. Main Canada se aya hun. Whoa ! Vous avez vu les skills d hindi ici. Le chauffeur n en revient pas. Il a decide que je trouverais un bus coute que coute. Bombay, bombay, me crient les rabatteurs dans la rue. Diu, Diu, leur dis-je. Ils sautent sur l occasion et tant qu a faire, ils sautent dans le Ricksahw aussi, le temps de me vendre un billet en bus Sleeper (ou dans la Nap mobile, comme je lai rebaptise). J attrape le bus de justesse, en sueurs, les indiens installes dans leur couchette me devisagent. Je m en fou, j ai reussi.
Je suis donc a Diu, et mes chers amis, je suis le seul blanc de la place. Comment decrire Diu? En voici une journee type:
1) Tu te leves, et tu constates qui fait chaud en crisse. Du genre, 45 degres et 10 000 % d humidite. Monsoon is slowly making is way up to Gujarat, and its pretty hot there right now, dit le gars a la tele. Merci, commentateur meteo de BBC world, toi seul peut comprendre mon supplice !
2) Comme il fait chaud, t as deux choix. Tout d abord, tu peux aller te baigner dans le mer, parce que t as choisi l hotel qui donne directement sur la plage. Aux Diable les depenses ! Attention ! On est a Diu, endroit ou les indiens peuvent boire dans le Gujarat. S il est 8h30 du matin, les indiens sont saouls et harcelent l homme a la peau blanche ! Il se peut donc que tu ne te rendes pas jusqu a la mer. Pas des farces, au resto de l Hotel, je suis le seul a manger, les autres boivent du Whisky cheap devant leur femme pour aller perdre connaissance sur la plage une heure plus tard. Moi, je vais en rester aux omelettes pour ce matin.
Bon, l autre choix, c est d aller faire un tour de Scooter. Car tu restes sur la plage, on l a deja dit, a 8 km de la ville, et tu as donc decide de louer un scooter pour te promener sur l ile et faire du vent pour eloigner cette chaleur oppressante.
3) Apres le Scooter et la baignade, il reste le bar a l air climatise. Et la, tu succombes au vice des indiens, avec une Tuborg ou une Carlsberg, ou encore un Bacardi parce tu sais que l alcool indien cheap, tu peux le laisser aux Indiens. Un peu de conversation avec les Nepalais qui travaillent a l hotel et qui me trouvent bien sympathique, peut-etre parce que je les appelle autrement qu en faisant TSHHHHHHH, comme les touristes indiens.
La voila, l imbecilite de faire un Dry State. Dieu sait que si l homme veut son petit Brandy, il va le trouver, son petit Brandy, alors vaut peut-etre mieux lui servir bien tranquille dans son salon que de l inciter a venir se defoncer la gueule sur la plage une fois par mois.
Juste un conseil, faites-en ce que vous voulez,
Etienne
Revenons a notre train manque. Regain d energie, je saute dans un Rickshaw, fermement decide a attraper un bus a la derniere minute pour eviter de passer la nuit en ville.
Asalam alaikum, que je balance au chauffeur. J avais repere la barbe. Personne ne peut me battre a devine la religion du chauffeur ! Ca y est, il m aime.
Il me demande mon nom. Mera Nam Etien hai. Main Canada se aya hun. Whoa ! Vous avez vu les skills d hindi ici. Le chauffeur n en revient pas. Il a decide que je trouverais un bus coute que coute. Bombay, bombay, me crient les rabatteurs dans la rue. Diu, Diu, leur dis-je. Ils sautent sur l occasion et tant qu a faire, ils sautent dans le Ricksahw aussi, le temps de me vendre un billet en bus Sleeper (ou dans la Nap mobile, comme je lai rebaptise). J attrape le bus de justesse, en sueurs, les indiens installes dans leur couchette me devisagent. Je m en fou, j ai reussi.
Je suis donc a Diu, et mes chers amis, je suis le seul blanc de la place. Comment decrire Diu? En voici une journee type:
1) Tu te leves, et tu constates qui fait chaud en crisse. Du genre, 45 degres et 10 000 % d humidite. Monsoon is slowly making is way up to Gujarat, and its pretty hot there right now, dit le gars a la tele. Merci, commentateur meteo de BBC world, toi seul peut comprendre mon supplice !
2) Comme il fait chaud, t as deux choix. Tout d abord, tu peux aller te baigner dans le mer, parce que t as choisi l hotel qui donne directement sur la plage. Aux Diable les depenses ! Attention ! On est a Diu, endroit ou les indiens peuvent boire dans le Gujarat. S il est 8h30 du matin, les indiens sont saouls et harcelent l homme a la peau blanche ! Il se peut donc que tu ne te rendes pas jusqu a la mer. Pas des farces, au resto de l Hotel, je suis le seul a manger, les autres boivent du Whisky cheap devant leur femme pour aller perdre connaissance sur la plage une heure plus tard. Moi, je vais en rester aux omelettes pour ce matin.
Bon, l autre choix, c est d aller faire un tour de Scooter. Car tu restes sur la plage, on l a deja dit, a 8 km de la ville, et tu as donc decide de louer un scooter pour te promener sur l ile et faire du vent pour eloigner cette chaleur oppressante.
3) Apres le Scooter et la baignade, il reste le bar a l air climatise. Et la, tu succombes au vice des indiens, avec une Tuborg ou une Carlsberg, ou encore un Bacardi parce tu sais que l alcool indien cheap, tu peux le laisser aux Indiens. Un peu de conversation avec les Nepalais qui travaillent a l hotel et qui me trouvent bien sympathique, peut-etre parce que je les appelle autrement qu en faisant TSHHHHHHH, comme les touristes indiens.
La voila, l imbecilite de faire un Dry State. Dieu sait que si l homme veut son petit Brandy, il va le trouver, son petit Brandy, alors vaut peut-etre mieux lui servir bien tranquille dans son salon que de l inciter a venir se defoncer la gueule sur la plage une fois par mois.
Juste un conseil, faites-en ce que vous voulez,
Etienne
Monday, June 7, 2010
Seul en hindustan
Si je ne me trompe pas, il y a un bon moment que je vous ai donne des nouvelles. Rassurez-vous, tout va bien. Moi et Francois avons finalement reussi a sortir du Kashmir et du Ladakh, region que j'ai rebaptise le Far North, vu l etat des routes qui sillonent la region. 700 kilometres = 30 heures de Jeep, ca vous donne une idee. Apres avoir risque ma vie (encore et toujours) sur les routes indiennes, nous sommes donc finalement arrives a Amritsar, apres une nuit dans l horrible ville frontiere de Jammu (magasins de gun, hotels glauques et bar louches a volonte...) Au programme: visite au guichet automatique la nuit avec le gars fou de l hotel comme escorte. Que de plaisirs....
Amrtisar, ou comment redecouvrir les plaisirs des villes saintes. T'es pres du temple ? Oublie l alcool, eteint ta clope et pour l amour du ciel cache-moi cette cotelette d agneau ! Mais si tu veux un Coke, pas de probleme, car bien entendu, tout le monde sait que la viande, c est impur, mais que le Coke, c est pur ! Je me suis dit que mon background judeo-chretien m empechait totalement de comprendre les notions de purete et d impurte propre au religions qui animent l Inde. Amritsar, c est donc le sikkisme a son plus fort. Malgre ses interdits, la ville reussit a nous charmer avec son Temple d Or, decidemment l un des plus beaux sites religieux que j ai visite, surtout la nuit. Les enfants sikhs ont decide de devenir mon ami pendant que Francois prenait 165 photos du temple pour etre certain d en avoir un bonne.
Ah ! Les 165 photos par jour de Francois, chose que l on se rappelle avec nostalgie dorenavant, car il est parti dans le stan islamique voisin, l ami. Plus personne pour chercher des shop d alcool dans toute la ville, plus personne pour me dire que je lis pas vite, plus personne pour chialer amerement contre le religion, plus personne avec qui me goinfrez. Mes amis, c est bien la fin des Mighty Canadians, ainsi que du International Gourmet Team. Apres avoir vecu une autre de ces journees paisibles qui caracterisent notre voyage depuis le debut, comprenant notamment une tempete de sable suivie d un orage electrique a l frontiere indo-pakistanaise ou une homme est mort ecrase sous un arbre, Francois est donc parti pour le Pakistan. Quant a moi, je continue ma route en hindustan, fermement attache a mon idee de l ocean. Je suis donc a Jaipur, ville centrale du Rajasthan qui me plait bien, malgre l horreur quelle suscite chez les autre voyageurs de mon hotel. Hier soir, Evo et Eugeny, un turc et un russe israelien bases a Londre me racontaient d effectivement leur horreur des rabatteurs autour d un bouteille de Johnny Walker. Moi, les rabatteurs, pas de problemes. Je ne sais pas si c est ma tete qui les repousse, mais de mon cote, les rabatteurs sont desempares par le que je eur balance d un air serein mais confiant. Demi-tour garanti. Faut dire que mes traits les laissent perplexes. Buenos dias, ne cessait-on pas de me lancer aujourd hui, et ca c est avant le . Note a la CIA: je passerais pour un gars de la place a bien des endroits dans le monde avec un peu de d entrainement.
Jaipur et son centre ville tout rose qui repose entre ses murs foritfies me plaisent. C est une grosse ville moderne, c est vrai, mais une ville que l on peut facilement appreciee si l on s est deja fait fait au bruit et a l action incessante que nous suivent toujours en ce pays.
Je quitte demain pour Ahmedabad, capitale du Gujarat, excite comme un enfant d avoir decouvert les bus sleepers du Rajahstan munis de vrais couchettes ! Comme il est merveilleux d etre enferme dans son petit compartiment aux vitres teintees et d acheter des sacs de chips au ketchup par la fenetre. Je pourrais faire ca des jours entier.... Ahmedhabad, c est la capitale du Gujarat (un dry state, quel horreur!) qui me permettra de rejoindre Diu, petit oasis que je convoite depuis mes peregrinations dans les montagnes. Ah oui, vous ne le croirez pas, j ai reussi a achete un billet de train par internet. Fuck les gares indiennes ! Je suis donc en possession dun billet pour le train qui me menera d Ahmedabad a quelques kilometres de Diu le soir du 9 juin.
Le controleur reconnaitra-t-il la validite du ticket ou me fera-t-il don d un bon vieux coup de pied au derriere pour me balancer en dehors du train en pleine nuit ?
A suivre,
Etienne
Amrtisar, ou comment redecouvrir les plaisirs des villes saintes. T'es pres du temple ? Oublie l alcool, eteint ta clope et pour l amour du ciel cache-moi cette cotelette d agneau ! Mais si tu veux un Coke, pas de probleme, car bien entendu, tout le monde sait que la viande, c est impur, mais que le Coke, c est pur ! Je me suis dit que mon background judeo-chretien m empechait totalement de comprendre les notions de purete et d impurte propre au religions qui animent l Inde. Amritsar, c est donc le sikkisme a son plus fort. Malgre ses interdits, la ville reussit a nous charmer avec son Temple d Or, decidemment l un des plus beaux sites religieux que j ai visite, surtout la nuit. Les enfants sikhs ont decide de devenir mon ami pendant que Francois prenait 165 photos du temple pour etre certain d en avoir un bonne.
Ah ! Les 165 photos par jour de Francois, chose que l on se rappelle avec nostalgie dorenavant, car il est parti dans le stan islamique voisin, l ami. Plus personne pour chercher des shop d alcool dans toute la ville, plus personne pour me dire que je lis pas vite, plus personne pour chialer amerement contre le religion, plus personne avec qui me goinfrez. Mes amis, c est bien la fin des Mighty Canadians, ainsi que du International Gourmet Team. Apres avoir vecu une autre de ces journees paisibles qui caracterisent notre voyage depuis le debut, comprenant notamment une tempete de sable suivie d un orage electrique a l frontiere indo-pakistanaise ou une homme est mort ecrase sous un arbre, Francois est donc parti pour le Pakistan. Quant a moi, je continue ma route en hindustan, fermement attache a mon idee de l ocean. Je suis donc a Jaipur, ville centrale du Rajasthan qui me plait bien, malgre l horreur quelle suscite chez les autre voyageurs de mon hotel. Hier soir, Evo et Eugeny, un turc et un russe israelien bases a Londre me racontaient d effectivement leur horreur des rabatteurs autour d un bouteille de Johnny Walker. Moi, les rabatteurs, pas de problemes. Je ne sais pas si c est ma tete qui les repousse, mais de mon cote, les rabatteurs sont desempares par le
Jaipur et son centre ville tout rose qui repose entre ses murs foritfies me plaisent. C est une grosse ville moderne, c est vrai, mais une ville que l on peut facilement appreciee si l on s est deja fait fait au bruit et a l action incessante que nous suivent toujours en ce pays.
Je quitte demain pour Ahmedabad, capitale du Gujarat, excite comme un enfant d avoir decouvert les bus sleepers du Rajahstan munis de vrais couchettes ! Comme il est merveilleux d etre enferme dans son petit compartiment aux vitres teintees et d acheter des sacs de chips au ketchup par la fenetre. Je pourrais faire ca des jours entier.... Ahmedhabad, c est la capitale du Gujarat (un dry state, quel horreur!) qui me permettra de rejoindre Diu, petit oasis que je convoite depuis mes peregrinations dans les montagnes. Ah oui, vous ne le croirez pas, j ai reussi a achete un billet de train par internet. Fuck les gares indiennes ! Je suis donc en possession dun billet pour le train qui me menera d Ahmedabad a quelques kilometres de Diu le soir du 9 juin.
Le controleur reconnaitra-t-il la validite du ticket ou me fera-t-il don d un bon vieux coup de pied au derriere pour me balancer en dehors du train en pleine nuit ?
A suivre,
Etienne
Monday, May 31, 2010
Tricky Trek
Je suis, encore et toujours, a Leh, ville que je commence a connaitre mieux que Gatineau. Ma journe e d aujourd hui, me rendre dans le milieu de nulle part, visiter un monastere, etre pris sur le bord de la route qui mene au nulle part en question, et etre finalement secouru par des moines bouddhistes qui s en allaient livrer du gaz. On ne peut qu aimer le Ladakh.
Et quoi de mieux pour rencontrer le ladhaki authentique - le poneyman - que de sortir un peu des environs urbains pour explorer les montagnes environnantes.
C est bien grace aux poneymen que totre trek dans le Stok Range, un contrefort de l himalaya, fut un succes fulgurant et ce, meme si on s est pris un blizzard en pleine geule a 5000 metres d altitude.
Vous avez toujours pensez que le poney est un animal de princesse ? Vous etes ignorants, car malgre la neige, la glace et ses sabots glissants, le poney accepte volontier de risquer sa peau pour transporter votre tente et vos poeles a gaz (le Ladhaki aime vraiment le gaz....) Je revois encore les deux vieux poneymen inquiets pour leurs braves betes devant les derniers metres a franchir pour atteindre le sommet de la montagne, un endroit que notre guide avait baptise de maniere tres rassurante. Le jeune guide avait d ailleurs bien du mal a camoufler son inquietude lorsqu il demandait au plus vieux des poneymen si la tempete de neige allait nous permettre de passer. Rassure-toi, jeune homme, nous passerons, a repondu le vieux du haut de ce qui m apparaissait alors comme ses 158 ans. Existe-il un programme ?
Puis, le vieux a regarde la pente, s est mis a prier, et a brutalement crie aux poneys d avancer. Dans la tete d Etienne a ce moment : si y en un qui glisse, je le mange dans face, je tombe avec lui, pis je creve icitte. Heureusement, les 5 poneys ont reussi a passer, suivis des deux betes canadiennes. Etait-ce le resultat des prieres que les vieux poneyman ont accrochees au sommet de la montagne ? Qui sait ?
Voila, c etait le clou de mon aventure himalayenne. Le reste de trek etait, sans etre pretentieux, assez facile.
Mais j en ai marre des montagnes, et je suis bien determine a quitter le Nord de l Inde pour me rediriger vers l Inde hindou, dont je n ai vu que la bande annonce. Mauvaise nouvelle: il nous faudra repasser par Srinagar pour rejoindre Amritsar, ou moi et Francois visiterons le Golden Temple avant de nous separer, comme prevu. Il part pour le Pakistan, alors que j ai pris la ferme resolution de me baigner dans l ocean indien. Le plan est de descendre a Diu, une ancienne colonie portugaise pour passer quelques jours sur la plage avant de remonter tranquillement vers le Rajahstan. Je vous donne des nouvelles du Temple d Or.
Jullay (ne cesse-t-on jamais de dire, ici),
Etienne
Et quoi de mieux pour rencontrer le ladhaki authentique - le poneyman - que de sortir un peu des environs urbains pour explorer les montagnes environnantes.
C est bien grace aux poneymen que totre trek dans le Stok Range, un contrefort de l himalaya, fut un succes fulgurant et ce, meme si on s est pris un blizzard en pleine geule a 5000 metres d altitude.
Vous avez toujours pensez que le poney est un animal de princesse ? Vous etes ignorants, car malgre la neige, la glace et ses sabots glissants, le poney accepte volontier de risquer sa peau pour transporter votre tente et vos poeles a gaz (le Ladhaki aime vraiment le gaz....) Je revois encore les deux vieux poneymen inquiets pour leurs braves betes devant les derniers metres a franchir pour atteindre le sommet de la montagne, un endroit que notre guide avait baptise de maniere tres rassurante
Puis, le vieux a regarde la pente, s est mis a prier, et a brutalement crie aux poneys d avancer. Dans la tete d Etienne a ce moment : si y en un qui glisse, je le mange dans face, je tombe avec lui, pis je creve icitte. Heureusement, les 5 poneys ont reussi a passer, suivis des deux betes canadiennes. Etait-ce le resultat des prieres que les vieux poneyman ont accrochees au sommet de la montagne ? Qui sait ?
Voila, c etait le clou de mon aventure himalayenne. Le reste de trek etait, sans etre pretentieux, assez facile.
Mais j en ai marre des montagnes, et je suis bien determine a quitter le Nord de l Inde pour me rediriger vers l Inde hindou, dont je n ai vu que la bande annonce. Mauvaise nouvelle: il nous faudra repasser par Srinagar pour rejoindre Amritsar, ou moi et Francois visiterons le Golden Temple avant de nous separer, comme prevu. Il part pour le Pakistan, alors que j ai pris la ferme resolution de me baigner dans l ocean indien. Le plan est de descendre a Diu, une ancienne colonie portugaise pour passer quelques jours sur la plage avant de remonter tranquillement vers le Rajahstan. Je vous donne des nouvelles du Temple d Or.
Jullay (ne cesse-t-on jamais de dire, ici),
Etienne
Monday, May 24, 2010
Leaving Srinagar....
Avez-vous deja voyage dans un jeep sur une route escarpee a 4000 metres d altitude en compagnie d un chauffeur qui fume du hasch. Il y a quelques temps, j aurais pu repondre par l affirmative. Plus maintenant. Quitter Srinagar fut une aventure plus difficile que prevu.
Bon, par ou commencer. Tout se passait pour le mieux dans notre jeep quand soudainement, l accelerateur est reste coince, il y avait de la fumee partout, on est sorti en catastrophe et le moteur a explose. Un pauvre indien a recu un morceau de plastique en pleine poitrine. Une simple egratignure, quelle chance. Grosse journee, aurait-on eu envie de dire en retournant se coucher. Il etait malheureusement 7h00 du matin.
Puis, soudain, un nouveau vehicule, et un nouveau chauffeur. Hourra ! Une heure de route plus tard, manifestation politique, la route est barree. Merde.
Ce qu Etienne et Francois on vu et entendu:
1) Les cris des gens qui n etaient pas contents.
2) Un nombre important de militaires se diriger vers le barrage routier a environ 1 km de nous.
3) Des coups de feu.
4) Des ambulances passer.
Un demi-heure plus tard, plus de barrage routier. On est passe, mais a quel prix ? Que s est-il donc passe ? God knows. Je ne parle pas Kashmiri. Esperons que les coups de feu ont ete tires dans les airs pour intimider les Kashmiris en colere.
Ensuite, il y eu l attente de 4 heures pour s engager sur la route a sens unique construite sur le flanc de la chaine de montagne. Vue magnifique sur le Kashmir, inutile de le preciser. Heureusement, il y avait deux chauffeurs, dont un sobre. Le deuxieme a tout de meme insiste pour reprendre le volant a la tombee de la nuit. Great......
A 22 heures, arrivee a Kargil (probablement un terme Ladakhi pour dire). Malheureusement, les hotels etaient complets; la route venait de reouvrir apres avoir ete fermee pendant 4 jours. Francois negociait le prix de l hotel pendant que je criais MOST RUNDOWN PLACE EVER par la fenetre. Heureusement, le deluge que nous avons decouvert a notre reveil allait disparaitre quelques heures plus tard, et la deuxieme journee de route pour rejoindre Leh et le Ladakh fut presque un reve.
Le Ladakh est une region magnifique, tout comme le Kashmir. Cette fois, les vallees verdoyantes font place aux deserts d altitude. A Leh, on retrouve les tibetains en exil, mais avec beaucoup moins d etrangers comme la saison touristique ne fait que debuter. Nous resterons ici un bon moment, il y a beaucoup de choses a visiter dans les environs, et nous partons apres demain pour un trek de 4 jours dans l Himalaya avec un cuisinier, un guide, deux mules et un gars pour s occuper des mules. Tout un team, je sais ! Si on est chanceux, d autres touristes viendront s ajouter a nous et les couts en seront reduits. In Shah Allah, voudrais-je dire, mais ici, on est de retour en terre bouddhiste, alors Ohm Ma Ni Padme Um.
Un petit Jullay en terminant, c est la salutation locale. Je vous reecrirai sans doute apres m etre mesure a un col de 4800 metres.
Faites vos jeux,
Etienne
Bon, par ou commencer. Tout se passait pour le mieux dans notre jeep quand soudainement, l accelerateur est reste coince, il y avait de la fumee partout, on est sorti en catastrophe et le moteur a explose. Un pauvre indien a recu un morceau de plastique en pleine poitrine. Une simple egratignure, quelle chance. Grosse journee, aurait-on eu envie de dire en retournant se coucher. Il etait malheureusement 7h00 du matin.
Puis, soudain, un nouveau vehicule, et un nouveau chauffeur. Hourra ! Une heure de route plus tard, manifestation politique, la route est barree. Merde.
Ce qu Etienne et Francois on vu et entendu:
1) Les cris des gens qui n etaient pas contents.
2) Un nombre important de militaires se diriger vers le barrage routier a environ 1 km de nous.
3) Des coups de feu.
4) Des ambulances passer.
Un demi-heure plus tard, plus de barrage routier. On est passe, mais a quel prix ? Que s est-il donc passe ? God knows. Je ne parle pas Kashmiri. Esperons que les coups de feu ont ete tires dans les airs pour intimider les Kashmiris en colere.
Ensuite, il y eu l attente de 4 heures pour s engager sur la route a sens unique construite sur le flanc de la chaine de montagne. Vue magnifique sur le Kashmir, inutile de le preciser. Heureusement, il y avait deux chauffeurs, dont un sobre. Le deuxieme a tout de meme insiste pour reprendre le volant a la tombee de la nuit. Great......
A 22 heures, arrivee a Kargil (probablement un terme Ladakhi pour dire
Le Ladakh est une region magnifique, tout comme le Kashmir. Cette fois, les vallees verdoyantes font place aux deserts d altitude. A Leh, on retrouve les tibetains en exil, mais avec beaucoup moins d etrangers comme la saison touristique ne fait que debuter. Nous resterons ici un bon moment, il y a beaucoup de choses a visiter dans les environs, et nous partons apres demain pour un trek de 4 jours dans l Himalaya avec un cuisinier, un guide, deux mules et un gars pour s occuper des mules. Tout un team, je sais ! Si on est chanceux, d autres touristes viendront s ajouter a nous et les couts en seront reduits. In Shah Allah, voudrais-je dire, mais ici, on est de retour en terre bouddhiste, alors Ohm Ma Ni Padme Um.
Un petit Jullay en terminant, c est la salutation locale. Je vous reecrirai sans doute apres m etre mesure a un col de 4800 metres.
Faites vos jeux,
Etienne
Thursday, May 20, 2010
Paradise on earth
Les Kashmiris sont convaincus que le Kashmir est le paradis sur terre. Ils ont un peu, raison, meme si les deux journees de pluie que nous avons passes a Srinagar ne nous l ont pas immediatement laisse devine.
Le Kashmir, nous y sommes donc enfin, apres un bus de jour de Dharamsala a Jammu (magasins de guns a profusion) et un autre la nuit qui nous a mene de Jammu a Srinagar. Deception a l arrive, les paysages etaient couverts par les nuages. Il a plu a Srinagar pendant 17 jours. Quelle chance d avoir rencontrer quelques amis dans le bus, dont Juan, un chilien qui est venu de l Australie apres y avoir appris l anglais, ainsi que Sinead et Rebecca, deux irlandaises voyageant en Inde pour six mois. Amities de courtes duree, malgre tout, car Juan est reparti pour Amritsar en vue de son vol de retour hier, et les deux irlandaises tentent deseperement de prendre un bus pour Leh, alors que la route est bloquee en raison de la neige (L Himalaya, c est haut!).
Depuis deux jours, pourtant, le Soleil est revenu, et l on a bien droit a une parcelle de paradis nous aussi. Au diable la depense, on s est paye deux nuits sur un House Boat dans le centre ville. Srinagar est effectivement celebre pour ses bateaux-maisons construits par les anglais qui voulaient alors contourner le reglement qui leur interdisait d acheter des terres. Les touristes se les ont appropries depuis quelques annees, maintenant que la violence a cesse (pour combien de temps encore ?).
Encore une fois, au Kashmir, on ne sent pas vraiment en Inde, mais pour de bonnes raisons, cette fois. Apres l Inde hindu, et l indu bouddhiste, voici l Inde musulmane, qu Indiens, Pakistanais et Kashmiris independentistes se disputent. Je decouvre ainsi la culture du Kashmir et tout se passe pour le mieux, etant donne la gentilesse legendaire des Kashmiris. Les gens nous arretent sans cesse dans la rue pour discuter et bien souvent, miracle, ils ne veulent rien nous vendre ! Aujourd hui, un doctorant en geographie de l Universite du Kashmir a d ailleurs decide qu il nous ferait visite les jardins moghuls de la ville, insistant ferocement pour nous payer le lunch. Il y a des chances que je ne revienne pas...
L hospitalite des Kashmiris a pourtant un cote melancolique, et l on se rappelle que les montagnes paradisiaques qui entourent le lac Dal on ete l enceinte de nombreuses violences il ya quelques annees seulement. La paix durera peut-etre un bon moment, Insha Allah. Difficile de le croire pourtant, lorsqu on croise des patrouilles de militants pakistanais en colere dans les rues qui brandissent le drapeau de l Islam. Why do you want from my shop ?, me dit le gars du magasin. Just to stay here a couple of minutes, dit un Etienne qui ne tenait pas se tenir au milieu du defile politique. Well, you can stay here all day my friend, me repond-t-il. Comment ne pas aimer les Kasmiris ?
Quand le soleil brille sur le lac, pourtant, on oublie vite l atmosphere politique tendue de la region, tout comme les touristes indiens qui afflux maintenant par centaines dans la region. Ici, il sont chez eux. C est du moins ce qu ils croient, au grand desespoir des Kashmiris. C est vrai que quelques uns d entre-eux ont une attitude un peu colonise-devient-colonisateur...
Nous esperons quitter la ville demain pour continuer vers Leh mais ce, a condition que la route soit de nouveau ouverte. Sinon, une nuit de plus a Srinagar, et la douleur de quitter la famille du House Boat sur lequel nous sommes installes pour un hotel a deux piasses la nuit. Le budget de voyage jubile. Nous irons visite Gulmarg, un petit village perche dans les montagnes si nous sommes forces de rester. Il serait toujours possible de relaxer encore pres du lac, mais disons que la ballade de deux heures sur le lac en Chikara m a suffisament detendue.
As-Salam Alaikum,
Etienne
Le Kashmir, nous y sommes donc enfin, apres un bus de jour de Dharamsala a Jammu (magasins de guns a profusion) et un autre la nuit qui nous a mene de Jammu a Srinagar. Deception a l arrive, les paysages etaient couverts par les nuages. Il a plu a Srinagar pendant 17 jours. Quelle chance d avoir rencontrer quelques amis dans le bus, dont Juan, un chilien qui est venu de l Australie apres y avoir appris l anglais, ainsi que Sinead et Rebecca, deux irlandaises voyageant en Inde pour six mois. Amities de courtes duree, malgre tout, car Juan est reparti pour Amritsar en vue de son vol de retour hier, et les deux irlandaises tentent deseperement de prendre un bus pour Leh, alors que la route est bloquee en raison de la neige (L Himalaya, c est haut!).
Depuis deux jours, pourtant, le Soleil est revenu, et l on a bien droit a une parcelle de paradis nous aussi. Au diable la depense, on s est paye deux nuits sur un House Boat dans le centre ville. Srinagar est effectivement celebre pour ses bateaux-maisons construits par les anglais qui voulaient alors contourner le reglement qui leur interdisait d acheter des terres. Les touristes se les ont appropries depuis quelques annees, maintenant que la violence a cesse (pour combien de temps encore ?).
Encore une fois, au Kashmir, on ne sent pas vraiment en Inde, mais pour de bonnes raisons, cette fois. Apres l Inde hindu, et l indu bouddhiste, voici l Inde musulmane, qu Indiens, Pakistanais et Kashmiris independentistes se disputent. Je decouvre ainsi la culture du Kashmir et tout se passe pour le mieux, etant donne la gentilesse legendaire des Kashmiris. Les gens nous arretent sans cesse dans la rue pour discuter et bien souvent, miracle, ils ne veulent rien nous vendre ! Aujourd hui, un doctorant en geographie de l Universite du Kashmir a d ailleurs decide qu il nous ferait visite les jardins moghuls de la ville, insistant ferocement pour nous payer le lunch. Il y a des chances que je ne revienne pas...
L hospitalite des Kashmiris a pourtant un cote melancolique, et l on se rappelle que les montagnes paradisiaques qui entourent le lac Dal on ete l enceinte de nombreuses violences il ya quelques annees seulement. La paix durera peut-etre un bon moment, Insha Allah. Difficile de le croire pourtant, lorsqu on croise des patrouilles de militants pakistanais en colere dans les rues qui brandissent le drapeau de l Islam. Why do you want from my shop ?, me dit le gars du magasin. Just to stay here a couple of minutes, dit un Etienne qui ne tenait pas se tenir au milieu du defile politique. Well, you can stay here all day my friend, me repond-t-il. Comment ne pas aimer les Kasmiris ?
Quand le soleil brille sur le lac, pourtant, on oublie vite l atmosphere politique tendue de la region, tout comme les touristes indiens qui afflux maintenant par centaines dans la region. Ici, il sont chez eux. C est du moins ce qu ils croient, au grand desespoir des Kashmiris. C est vrai que quelques uns d entre-eux ont une attitude un peu colonise-devient-colonisateur...
Nous esperons quitter la ville demain pour continuer vers Leh mais ce, a condition que la route soit de nouveau ouverte. Sinon, une nuit de plus a Srinagar, et la douleur de quitter la famille du House Boat sur lequel nous sommes installes pour un hotel a deux piasses la nuit. Le budget de voyage jubile. Nous irons visite Gulmarg, un petit village perche dans les montagnes si nous sommes forces de rester. Il serait toujours possible de relaxer encore pres du lac, mais disons que la ballade de deux heures sur le lac en Chikara m a suffisament detendue.
As-Salam Alaikum,
Etienne
Saturday, May 15, 2010
Dreadlock incorpore
Le probleme avec les trains indiens, c est qu ils sont fantastiques, mais impossibles a prendre. Le probleme avec les bus indiens, c est qu ils sont faciles a prendre, mais que le torticoli n est jamais bien loin. On the road, comme disait l autre, c est bien ce qui resume les derniers jours du voyage.
Bonne nouvelle, nous avons reussi a quitter Haridwa...en bus. Pour se rendre ou je suis, il a fallu deux journees de voyage et une nuit dans une ville assez bizarre : Chandigar. En fait. la ville a ete completement concue par Le Corbusier et l architecte a eu l idee saugrenue d imaginer une ville ou les pietons et les vehicules ne se cotoieraient pas... meilleure chance la prochaine fois. On est en Inde, quand meme !
Chandigar est donc une ville assez moche divisee en secteurs numerotes, ce qui rend la communication avec les chauffeurs de Rickshaw incroyablement facile. On s en va au 43, c est tout. Moche, dis-je ? Les Indiens, eux, ne sont pas d avis, comme en temoignent le beau panneau Welcome to the City Beautiful qui vous attend a l entree de la ville est les nombreux hotels complets de la ville. En voyage, singifie que le gentil backpacker canadien va payer cher. Bon, 40 dollars la nuit pour deux, on va survivre, mais c est tout de meme frustrant quand on sent que le patron de l hotel est content de vous faire payer. Et en sortant : service tax, sir, 10 percent. L expression faciale que le dit patron a pu lire sur le visage de Francois se situe a quelque part entre Quel service ? et Fuck you ! Il semble que cette expression faciale ait aussi ete la mienne, car M. Chose a decide de nous laisser partir sans faire de chichis.
Next stop, Dharamsala, ou l on se trouve presentement. Les montagnes, vive les montagnes et l air frais ! Seul hic, celui qui desire voyager en Inde n est plus vraiment en Inde. Il est dans un tibet occidentalise. Dharamsala, la siege du gouvernement tibetain en exil, ou la Dalai Lama porte fierement ses lunettes de Soleil toutes rondes et se faufile entre les hippies qui font detonner votre beau kit Mountain Equipment Coop tout neuf.
Les mots Free tibet ! sont inscrits sur tellement de fringues qu on pourrait penser qu il s agit du nom du nouveau designer qui vient de supplanter Armani. Ici, on supporte le Tibet, on devient un moine boudhiste a la peau blanche, on ouvre un resto italien, on opte pour les dreadlocks, on decouvre le true meaning of life... A chacun sa voie, en autant qu elle sente le patchouli. Conclusion: Dharamsala amuse Etienne et irrite Francois.
Nous quittons demain pour Jammu,tout de meme bien contents de notre repos d une journee a hippieland. Jammu, ville contre laquelle le guide du routard nous met en garde (c est bruyant et ca pu !), mais passage oblige pour rejoindre Srinagar, ou l on pourra se poser quelques jours sur un Houseboat avant de rejoindre Leh par une route, dit-on, splendide, mais vertigineuse.
La blague du jour :
Le cireur de chaussures : Sir, can I shine your boots.
Etienne : But my boots are clean.
Le cireur de chaussures: But I have made no business today !
Etienne: Bescause all the hippies wear sandals !
Free Tibet,
Etienne
Bonne nouvelle, nous avons reussi a quitter Haridwa...en bus. Pour se rendre ou je suis, il a fallu deux journees de voyage et une nuit dans une ville assez bizarre : Chandigar. En fait. la ville a ete completement concue par Le Corbusier et l architecte a eu l idee saugrenue d imaginer une ville ou les pietons et les vehicules ne se cotoieraient pas... meilleure chance la prochaine fois. On est en Inde, quand meme !
Chandigar est donc une ville assez moche divisee en secteurs numerotes, ce qui rend la communication avec les chauffeurs de Rickshaw incroyablement facile. On s en va au 43, c est tout. Moche, dis-je ? Les Indiens, eux, ne sont pas d avis, comme en temoignent le beau panneau Welcome to the City Beautiful qui vous attend a l entree de la ville est les nombreux hotels complets de la ville. En voyage,
Next stop, Dharamsala, ou l on se trouve presentement. Les montagnes, vive les montagnes et l air frais ! Seul hic, celui qui desire voyager en Inde n est plus vraiment en Inde. Il est dans un tibet occidentalise. Dharamsala, la siege du gouvernement tibetain en exil, ou la Dalai Lama porte fierement ses lunettes de Soleil toutes rondes et se faufile entre les hippies qui font detonner votre beau kit Mountain Equipment Coop tout neuf.
Les mots Free tibet ! sont inscrits sur tellement de fringues qu on pourrait penser qu il s agit du nom du nouveau designer qui vient de supplanter Armani. Ici, on supporte le Tibet, on devient un moine boudhiste a la peau blanche, on ouvre un resto italien, on opte pour les dreadlocks, on decouvre le true meaning of life... A chacun sa voie, en autant qu elle sente le patchouli. Conclusion: Dharamsala amuse Etienne et irrite Francois.
Nous quittons demain pour Jammu,tout de meme bien contents de notre repos d une journee a hippieland. Jammu, ville contre laquelle le guide du routard nous met en garde (c est bruyant et ca pu !), mais passage oblige pour rejoindre Srinagar, ou l on pourra se poser quelques jours sur un Houseboat avant de rejoindre Leh par une route, dit-on, splendide, mais vertigineuse.
La blague du jour :
Le cireur de chaussures : Sir, can I shine your boots.
Etienne : But my boots are clean.
Le cireur de chaussures: But I have made no business today !
Etienne: Bescause all the hippies wear sandals !
Free Tibet,
Etienne
Wednesday, May 12, 2010
Har ki pairi
Je n ai jamais ete aussi beni de toute ma vie. Beni au sens propre, par un pretre hindou. J entretiens une relation amour-haine avec Haridwar, ville sacree ou il est interdit de boire de l alcool (Francois veut mourir...) ou de manger de la viande (Etienne veut mourir...). Difficile de ne pas etre ebahi par la ceremonie du soir ou des milliers de pelerins hindous s entassent sur les bords du Gange pour faire des offrandes aux dieux. Imaginez votre cher Etienne, dans une foule immense d hindous en transe recitant des incantions etranges, les pieds nus dans le Gange, encense par un pretre. La, j etais vraiment, mais vraiment loin de chez moi. Bonne nouvelles pour ma famille: le pretre nous a promis une longue vie, ou une Big big Life comme il le disait lui-meme. J aime bien l expression.
C est cette ceremonie qui a lieu chaque soir qui attirent les touristes a Haridwar, la ville est remplie d hotels et d ashrams pour accomoder les pelerins qui affluent vers les sources du Gange. L ambiance est chaotique (comme toujous en Inde), mais beaucoup plus agreable que celle de Delhi. Vaut mieux etre assailli pa la ferveur religieuse des indiens que par les klaxons...Disons-le, Haridwar est une ville formidable. Elle nous presente l Inde que l on est venu rencontrer.
Pourquoi donc, ne pas aimer cette ville? Tout simplement parce que je suis incapable d en sortir. Quoi, Etienne, es-tu enchante par l atmosphere qui regne ici au point de plus jamais vouloir revenir ? Non, pas du tout, je veux partir, je suis simplement incapable de prendre un train. Les gares indiennes sont un cauchemar, point final. A Haridwar, fini les offices de tourisme ou de gentils preposes vous aident a reserver votre billet. Ici, on fait la file pour se faire dire de prendre une autre file, et ainsi de suite.... Journee un peu difficle donc, surtout quand on se met a penser que l on a pas fini d affronter les transports en communs du pays. Je comprends pourquoi les anglais sont partis. La ceremonie en valait tout de meme la peine, et puis bof, on reussira bien a prendre un bus demais, sinon je vole un rickshaw et je me tire.
Quant a Rishikesh, la ville des Beatles, nous y sommes alles aujourd hui dans le but de croiser quelques hippies encore perdus dans les ashrams de la ville. Mission accomplie, mais j ai tout de meme decide de passe mon tour pour la medecine ayurvedique et la yoga. Le ville est une attrape touriste, ca se sent. On ne peut que se demander comment tous ces occidentaux font pour rester des annees entieres a flaner dans les boutiques new age qui parsement les rues pietonnes de Rishikesh. Ah oui, je sais, ils n ont probablement pas encore reussi a prendre un train...
Namaste,
Etienne
C est cette ceremonie qui a lieu chaque soir qui attirent les touristes a Haridwar, la ville est remplie d hotels et d ashrams pour accomoder les pelerins qui affluent vers les sources du Gange. L ambiance est chaotique (comme toujous en Inde), mais beaucoup plus agreable que celle de Delhi. Vaut mieux etre assailli pa la ferveur religieuse des indiens que par les klaxons...Disons-le, Haridwar est une ville formidable. Elle nous presente l Inde que l on est venu rencontrer.
Pourquoi donc, ne pas aimer cette ville? Tout simplement parce que je suis incapable d en sortir. Quoi, Etienne, es-tu enchante par l atmosphere qui regne ici au point de plus jamais vouloir revenir ? Non, pas du tout, je veux partir, je suis simplement incapable de prendre un train. Les gares indiennes sont un cauchemar, point final. A Haridwar, fini les offices de tourisme ou de gentils preposes vous aident a reserver votre billet. Ici, on fait la file pour se faire dire de prendre une autre file, et ainsi de suite.... Journee un peu difficle donc, surtout quand on se met a penser que l on a pas fini d affronter les transports en communs du pays. Je comprends pourquoi les anglais sont partis. La ceremonie en valait tout de meme la peine, et puis bof, on reussira bien a prendre un bus demais, sinon je vole un rickshaw et je me tire.
Quant a Rishikesh, la ville des Beatles, nous y sommes alles aujourd hui dans le but de croiser quelques hippies encore perdus dans les ashrams de la ville. Mission accomplie, mais j ai tout de meme decide de passe mon tour pour la medecine ayurvedique et la yoga. Le ville est une attrape touriste, ca se sent. On ne peut que se demander comment tous ces occidentaux font pour rester des annees entieres a flaner dans les boutiques new age qui parsement les rues pietonnes de Rishikesh. Ah oui, je sais, ils n ont probablement pas encore reussi a prendre un train...
Namaste,
Etienne
Monday, May 10, 2010
Delhi delight
Si vous avez vote pour Francois aura son visa a temps et viendra me rejoindre a l aeroport, vous avez gagne. Nous voila donc en plein milieu de Pahar Ganj, le quartier routard de Delhi.
Bilan, en 24 heures, j ai eu le temps d apprendre a compter en hindi, visiter une bonne partie de la ville en rickshaw, aider mon chauffeur a changer le roue du rickshaw en question, me faire dire que LE vrai office de tourisme de la ville etait a 4 endroits differents, me rendre dans un office de tourisme qui n etait decidemment pas LE vrai, refuser de la drogue. avoir chaud a cote d une vache sacree, visiter la plus grande mosquee d Inde et acheter du tropicana (il y a des choses qui sont pareilles partout). Gros debut de voyage.
, me dit un gars clean cut en pleine rue, le meme qui a fini par m amener dans un office de tourisme bidon.
Ca donne le ton pour Delhi, ou l on hesite constamment entre s ouvrir aux indiens pour decouvrir l Inde veritable et rester sur ses gardes pour eviter les rabatteurs de tous genre qui ne vous lachent pas une seconde. Tu veux un rickshaw, mon ami....un hotel...un bus peut-etre...un petit joint., je me pratique a dire non en hindi d un ton ferme, mais sans pouvoir me departir encore de ma belle tete de touriste fraichement debarque de l avion. Malgre tout, moi et Francois nous entendons: Delhi est une ville moins deroutante que ce a quoi l on s attendait. Apres 24 heures, on se sent deja assez en confiance dans la rue indienne. Du bruit, des gens, c est vrai. Pourtant, les bazaars sont davantage intimidants quand on les regardent du haut de la terasse de son hotel et que l on voit hommes, vaches, velos, rickshaws se cotoyer dans un chaos bien local que lorsqu on y est plonge. Dans le rue, on marche, on jase, souvent on ignore. Bref, on s adapte.
Nous quittons tout de meme le tourbillon de Delhi demain a la premiere heure, en regrettant quelque peu de quitter ce petit resto du Main Bazaar ou l on peut se noyer dans les epices de la cuisine indienne (les shawarmas syriens peuvent aller se rhabiller). Demain, ce sera Haridwar, les portes du Gange et les templs hindous. De plus, petit arret prevu a Rishikesh dans quelques jours, ville celebre depuis que les Beatles y ont decouvert la meditation transcendentale. Ca promet...
D ici la, give peace a chance.
Etienne
Bilan, en 24 heures, j ai eu le temps d apprendre a compter en hindi, visiter une bonne partie de la ville en rickshaw, aider mon chauffeur a changer le roue du rickshaw en question, me faire dire que LE vrai office de tourisme de la ville etait a 4 endroits differents, me rendre dans un office de tourisme qui n etait decidemment pas LE vrai, refuser de la drogue. avoir chaud a cote d une vache sacree, visiter la plus grande mosquee d Inde et acheter du tropicana (il y a des choses qui sont pareilles partout). Gros debut de voyage.
Ca donne le ton pour Delhi, ou l on hesite constamment entre s ouvrir aux indiens pour decouvrir l Inde veritable et rester sur ses gardes pour eviter les rabatteurs de tous genre qui ne vous lachent pas une seconde. Tu veux un rickshaw, mon ami....un hotel...un bus peut-etre...un petit joint.
Nous quittons tout de meme le tourbillon de Delhi demain a la premiere heure, en regrettant quelque peu de quitter ce petit resto du Main Bazaar ou l on peut se noyer dans les epices de la cuisine indienne (les shawarmas syriens peuvent aller se rhabiller). Demain, ce sera Haridwar, les portes du Gange et les templs hindous. De plus, petit arret prevu a Rishikesh dans quelques jours, ville celebre depuis que les Beatles y ont decouvert la meditation transcendentale. Ca promet...
D ici la, give peace a chance.
Etienne
Thursday, May 6, 2010
Faux départ
Il existe pour moi deux saisons : l'année académique et la période où je m'en vais loin. Bien que l'une soit plus longue que l'autre, les deux sont généralement des sources égales d'aventures, de bonheurs, de surprises et d'appréhensions. Je n'ai pourtant pas l'habitude de narrer en détails ma vie académique sur le web; c'est bien parce que je m'en vais loin que j'ai décidé de vous écrire.
L'Inde, pays sur les lèvres de tous les voyageurs et auquel tous les qualificatifs semblent aller de merveille: chaotique, raffiné, beau, sale, étourdissant.... Il faut peut-être le sentir pour s'en faire une idée propre. Pourquoi donc ne pas y aller ?
Je pars demain, Montréal, 18h55. Je reviens le 29 juin, où je retrouverai ma vraie vie, qui prendra alors la forme d'une thèse de philosophie. Jusque là, j'espère passer par Delhi, le Nord de l'inde (Kashmir et le Ladakh) et l'Ouest (le Rajasthan). "Wow, gros programme, t'es sûr tu veux faire ça Brown ?" Oui, mais j'aurais peut-être besoin d'un acolyte." Ok, on va partir à deux! François de Montigny, aventurier devant l'éternel (à temps partiel) m'accompagnera donc pendant un mois, avant de se rendre seul au Pakistan (bonne idée.....NOT).
Partir à deux ? "Étienne, faudrait qu'on se parle", c'est la voix de François qui vient d'apprendre que la Haut-Comissariat indien ne lui a pas encore donné son visa. Il devait partir demain, avec moi, mais dans un autre avion. C'est compliqué. Conclusion: attends...on n'est pas vraiment en mesure de tirer des conclusions.
Liste de ce qui est certain:
- je pars demain.
- tu vas lire mon blogue.
- je vais revenir et ça sera merveilleux.
Liste de ce qui est possible mais incertain:
- François va avoir son visa demain, prendra son vol comme prévu et me retrouvera à l'aéroport de Delhi.
- François va avoir son visa trop tard, prendra un vol plus tard cette semaine et viendra me retrouver dans quelques jours à
Delhi.
- François ne va pas avoir de visa, et il devra se rendre god knows where...
Quelle fin sera la vraie ? Je me sens comme dans un roman dont vous êtes le héros...
En bref, le départ aurait pu être plus simple. Mais bon, il faut savoir s'adapter. J'espère tout de même que le fier rouquin saura braver la bureaucratie indienne pour que l'on puisse voyager comme prévu. En attendant, j'ai un pays à rencontrer.
T'en voulais du suspens ? En v'la !
Je vous écris de Delhi. Promis-juré-craché.
L'Inde, pays sur les lèvres de tous les voyageurs et auquel tous les qualificatifs semblent aller de merveille: chaotique, raffiné, beau, sale, étourdissant.... Il faut peut-être le sentir pour s'en faire une idée propre. Pourquoi donc ne pas y aller ?
Je pars demain, Montréal, 18h55. Je reviens le 29 juin, où je retrouverai ma vraie vie, qui prendra alors la forme d'une thèse de philosophie. Jusque là, j'espère passer par Delhi, le Nord de l'inde (Kashmir et le Ladakh) et l'Ouest (le Rajasthan). "Wow, gros programme, t'es sûr tu veux faire ça Brown ?" Oui, mais j'aurais peut-être besoin d'un acolyte." Ok, on va partir à deux! François de Montigny, aventurier devant l'éternel (à temps partiel) m'accompagnera donc pendant un mois, avant de se rendre seul au Pakistan (bonne idée.....NOT).
Partir à deux ? "Étienne, faudrait qu'on se parle", c'est la voix de François qui vient d'apprendre que la Haut-Comissariat indien ne lui a pas encore donné son visa. Il devait partir demain, avec moi, mais dans un autre avion. C'est compliqué. Conclusion: attends...on n'est pas vraiment en mesure de tirer des conclusions.
Liste de ce qui est certain:
- je pars demain.
- tu vas lire mon blogue.
- je vais revenir et ça sera merveilleux.
Liste de ce qui est possible mais incertain:
- François va avoir son visa demain, prendra son vol comme prévu et me retrouvera à l'aéroport de Delhi.
- François va avoir son visa trop tard, prendra un vol plus tard cette semaine et viendra me retrouver dans quelques jours à
Delhi.
- François ne va pas avoir de visa, et il devra se rendre god knows where...
Quelle fin sera la vraie ? Je me sens comme dans un roman dont vous êtes le héros...
En bref, le départ aurait pu être plus simple. Mais bon, il faut savoir s'adapter. J'espère tout de même que le fier rouquin saura braver la bureaucratie indienne pour que l'on puisse voyager comme prévu. En attendant, j'ai un pays à rencontrer.
T'en voulais du suspens ? En v'la !
Je vous écris de Delhi. Promis-juré-craché.
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